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Mon année de repos et de détente

Moshfegh Ottessa

"J’avais commencé à hiberner à la mi-juin de l’an 2000. J’ai pris des cachets à haute dose et je dormais jour et nuit, avec des pauses de deux à trois heures. Je trouvais ça bien. Je faisais enfin quelque chose qui comptait vraiment. Le sommeil me semblait productif."
Belle, riche, fraîchement diplômée de l’université de Columbia en histoire de l'art, la jeune narratrice est gagnée par l'ennui. Elle utilise  l'argent de son héritage et de ses allocations chômage  pour hiberner  pendant un an en s’assommant de somnifères.  Au cours de sa léthargie, elle reçoit les visites de son ancien petit ami, de sa meilleure amie et de sa thérapeute.
Tandis que l’on passe de l’hilarité au rire jaune en découvrant les tribulations de cette Oblomov de la génération Y qui somnole d’un bout à l’autre du récit, la romancière s’attaque aux travers de son temps avec une lucidité implacable, et à sa manière, méchamment drôle.