1852. Village de Kengis, dans le Grand Nord suédois. Une servante est retrouvée sauvagement assassinée dans la forêt. Pour tenter de rassurer la population, le commissaire s’empresse d’imputer l’odieux crime à un ours. Lars Levi Laestadius, l’excentrique pasteur, n’y croit pas un seul instant. Secondé par son fidèle Jussi, un jeune orphelin sámi qui le suit comme son ombre, il décide de mener l’enquête. Quitte à s’attirer les foudres des autorités locales. Dans la droite lignée du Nom de la Rose, Comment cuire un ours est à la fois un savoureux récit policier, une peinture sociale fascinante de la Suède du XIXe siècle et une déchirante histoire d’amour.
"Mon coup de coeur est Comment cuire un ours de Mikael Niemi. Comment cuire un ours nous plonge dans la vie du Grand Nord suédois du XIXe siècle. Ce roman est un mélange entre le Nom de la Rose et La petite maison dans la Prairie. Nous suivons l'enquête de Lars Levi Laestadius, pasteur original qui fait fi du quand dira-t-on, suivi de Jussi, orphelin qu'il a adopté. Laestadius, qui a vraiment existé , enquête en flirtant avec les limites tout en partageant ses connaissances scientifiques . Comment cuire un ours, titre qui vient du fait que le commissaire accuse un ours d'être le coupable de l'odieux meurtre, est aussi une carte postale de la vie rurale scandinave de l'époque. Mikael Niemi nous invite dans cet univers de main de maître."
XAVIER M.
"Comment cuire un ours est un roman riche, dense, parfois âpre, mais d'une beauté indéniable. Une lecture exigeante mais envoûtante, qui séduira les amateurs de récits historiques aussi bien que de thrillers littéraires. Un livre en somme pour tout le monde malgré ses exigences. Le lauréat parfait."
BENOIT L.
"Une découverte dépaysante !"
ARMELLE D.
"C'est une grande fresque littéraire qui captive dès la première page et nous plongeons en immersion dans une communauté du Nord merveilleusement bien décrite par l'auteur. C'est un polar littéraire , à la hauteur de "l’œuvre en noir" de Marguerite Yourcenar !"
HELENE G.
"Roman passionnant ( avec une intrigue policière ) qui nous fait découvrir la Suède des campagnes du 19 ème siècle, la place de la religion et le racisme ordinaire envers les Samis."
NATHALIE S.
"Parce qu'on y découvre une autre époque, un autre pays, un autre univers et que l'intrigue nous tient en haleine jusqu'au bout ; parce que le style est fluide, les mots bien choisis, les émotions au rendez-vous; parce que c'est de la belle littérature, tout simplement. "Comment cuire un ours" nous transporte ailleurs, la mission est accomplie."
JULIE H.
"C'est le roman qui m'a le plus transportée dans cette riche sélection... Un scénario extrêmement bien construit, aux allures de conte philosophique d'un autre temps qui sort des sentiers battus. Une très belle découverte"
MARION B.
"Mon vote final récompense cet ouvrage d'une grande originalité. J'y ai retrouvé pratiquement tous les ingrédients d'une recette littéraire qui m'a beaucoup plu. On sent l’influence d’Umberto Eco, mais sans le copier, et c'est pas pour me déplaire. Je me suis laissé complètement transporté par ce polar historique, par les profils atypiques et la sensibilité des personnages, par l’enquête, par la Suède du 19ème siècle. Bref, ce livre a été pour moi la plus belle surprise de cette aventure."
DAVID ALEXANDRE P.
"Des 7 finalistes, ce roman est celui qui m'aura le plus touché par son originalité et la découverte de la société suédoise du XIX siècle. C'est parfois brutal, voire violent mais l'ambiance n'est pas glauque. On retrouve dans ce récit des sujets encore bien actuels que sont la persécution de celui qui pense différemment et du harcèlement envers le plus faible. Malgré une certaine forme de noirceur, ce roman est aussi lumineux et il m'a procuré bien des émotions !"
CLAUDIE C.
"Apres ces 7 mois de lectures , ces milliers de pages, il ne doit en rester qu'un. Sur les 7 lauréats 4 avaient eu mon vote. Et sur ces 4 celui qui m'aura le plus marqué est "Comment faire cuire un ours". Pour plusieurs raisons: L'intrigue, les descriptions, le rapport aux mots, les questionnements sur la religion, sur les rapports de force dans la société et la "place" de chacun.. Ce livre est complet. Mikael Niemi nous fait voyager en Suède, dans le temps, et nous embarque dans une enquête passionnante. Un coup de coeur."
MYRIAM S.
"Ce roman singulier mêle avec brio le polar historique et la fresque sociale. En suivant l'enquête du pasteur Laestadius, figure érudite et anticonformiste, Mikael Niemi nous plonge dans la Laponie du XIXe siècle, entre rigueur religieuse, traditions sami et premiers élans de la pensée scientifique. L’écriture est vive, parfois lyrique, portée par une ambiance aussi rude que poétique. Une œuvre originale et profondément humaine, qui éclaire une époque peu explorée, avec une voix narrative sensible et captivante."
LAURA D.
""Comment cuire un ours" est un roman qui tient en haleine du début à la fin. Une magnifique histoire, à la fois poétique et profondément humaine, qui émeut par la justesse de ses personnages et la force des émotions qu’elle transmet."
VANESSA E.
"Une très belle découverte."
FLORENCE S.
"Ce roman d'initiation m'a profondément transporté, que ce soit géographiquement, qu'intellectuellement. À mi-chemin entre roman policier et philosophique, le récit se déroule dans le nord de la Suède, sans doute au début du siècle dernier. Il met en scène un pasteur qui recueille un jeune orphelin pour l'instruire et parfaire son éducation. En parallèle, une enquête captivante s'ouvre ; celle-ci happe le lecteur pour le maintenir en haleine jusqu'au bout des pages. Profondément humaniste, le livre interroge la nature humaine dans ses retranchements, en dévoilant ce qu'elle renferme de plus extrême. Une lutte brillante, ancestrale et endémique entre l'intelligence et la bêtise."
SEBASTIEN P.
"Un savoureux roman-mets qui se distingue par le choix de ses ingrédients raffinés : un fond d'enquête policière, un brin de peinture sociale, un soupçon de botanique, une noisette de légendes, une pincée d'humour... Par l'odeur alléchés, il ne reste qu'à vous mettre à table! Bon appétit!"
AURORE B.
"Comment cuire un ours aura mon vote sur cette dernière ligne droite"
VANESSA T.
"Dépaysement garanti avec ce roman intrigant : suivez l'enquête d'un excentrique pasteur et de son adjoint samu dans le nord de la Suède pour savoir si l'ours est vraiment à l'origine d'un meurtre sordide. Au passage, vous apprendrez les débuts de la photographies et les façons de vivre dans le grand nord en 1850. Un vrai plaisir de lecture !"
LINE L.
"J'ai choisi COMMENT CUIRE UN OURS comme vote final. C'est le seul livre pour lequel j'ai voté qui a été choisi par le reste des jurés sinon j'aurais voté pour L'ALLEGEMENT DES VERNIS que j'ai adoré et ABONDANCE. J'ai aussi hésité au final avec ON M'APPELLE DEMON COPPERHEAD qui était prenant. Mais j'ai voulu récompenser cette sorte de NOM DE LA ROSE transposé dans la Laponie m'ayant fait découvrir un monde et une époque méconnue. C'est le premier livre de la sélection que j'ai lu. Le titre et la couverture (notamment dans le choix des couleurs et la composition) m'avaient attiré. L'histoire démarre par une jeune femme retrouvée morte. Sur son corps des traces de griffures. Très vite le commissaire chargé de l'enquête suspecte un ours. Le pasteur, lui, n'y croit pas. A partir de là une enquête demarre. Les deux personnages centraux - un pasteur suédois et un jeune lapon - m'ont fait penser à une sorte de Sherlock Holmes évangeliste qui aurait émigré dans le grand nord avec un Watson lapon. Pareil à un Guillaume de Baskerville accompagné par un Adso de Melk comme dans LE NOM DE LA ROSE avec un même esprit de déduction ainsi qu'une logique et une rhétorique alliant savoir et croyance, philosophie et religion, doute et dévouement religieuse. Les autres raisons de mon vote final outre l'intrigue policière sont multiples : l'approche naturaliste avec un foisonnement de descriptions faisant s'immerger dans les décors du nord, les thématiques abordées tout au long du récit (religion, statut des femmes, beauté, nature, amour, abus de pouvoir...), le contexte historique et culturel du grand Nord avec des spécificités locales comme la danse, l'art, le sauna ou la nourriture rappelant sur ce point "Le festin de Babette" (le film de Gabriel Axel). J'ai aussi aimé les personnages aussi suspects qu'imprévisibles, tantôt carricaturaux tantôt ambivalents avec ce pasteur et père de famille suédois et ce fils spirituel lapon recueilli car s'étant enfui de chez lui. Un maître et son disciple. Là encore ça m'a rappelé le roman d'Umberto Eco avec cette approche des moeurs et de la morale de l'époque, des forces du bien et du mal, de l'amour et du désir, du plaisir et de ses excès... Au final plus qu'un simple polar historique, une plongée spirituelle et intime dans les territoires inconnus et mystérieux du grand nord et qui plus est au 19ème. Etnfin à travers de nombreux passages, c'est aussi en filigrane un hymne à l'écriture et la lecture. Le jeune lapon découvre à travers l'apprentissage des mots la force des livres et leur pouvoir magique de représentation. Et comme dans LE NOM DE LA ROSE y est abordé le rapport entre les livres et la croyance, les bibliothèques et les églises... Merci pour cette découverte. Merci pour cette année passée en votre compagnie. Merci de nous faire aimer la lecture. A bientôt pour la soirée de remise des prix !"
ARNAUD M.
"."
EMIR C.
"Très beau livre. J'ai beaucoup aimé le personnage de Jussi, la manière de raconter son histoire. L'utilisation des différents points de vue m'a plu. Roman bouleversant, certains passages sont très durs. Le passage sur l'écriture est magnifique. Beaucoup d'hésitation avec Un monde de ciel et de terre, mais je vote pour celui-ci."
STEPHANIE B.
"XX"
MAXIME G.
"Indéniablement un des plus beaux livres que j'ai eu l'occasion de lire. Une sensibilité incarnée à travers cet auteur qui nous offre un roman d'apprentissage d'une grande finesse. L'histoire d'un jeune garçon, pauvre et isolé, recueilli par le pasteur et botaniste d'un village suédois dans les années 1850. La construction du récit suit un fil rouge d'enquête policière mais ce n'est à mon avis pas le sujet du livre qui questionne toute la profondeur de la bienveillance et du lien humain. Et quelle écriture. La traduction est en tout cas magnifiquement réalisée. Magnifique !"
ANTOINE B.